La citation du jour : Jacques-Alain Miller, Le partenaire-symptôme

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(À propos de X-Symptôme)

« Je propose d’opposer le symptôme comme vérité et le symptôme comme jouissance, et le symptôme comme vérité, c’est la formation de l’inconscient, c’est le symptôme en tant qu’il s’interprète, en tant qu’il est de l’ordre symbolique, en tant qu’il perturbe en effet et qu’il s’oppose au fonctionnement du savoir dans le réel, tandis que le symptôme comme jouissance au sens d’Inhibition, symptôme et angoisse, c’est un moyen de la pulsion qui traduit l’exigence insatiable de satisfaction de la pulsion, ce que Lacan a appelé la volonté de jouissance. Et loin de s’opposer au réel, au champ du réel, il s’impose au contraire comme un réel (…) par sa répétition, par tout ce qui le distingue des formations de l’inconscient, en particulier sa temporalité de répétition, l’et cetera qu’il contient, et ainsi dans la formule X tiret symptôme, elle concerne évidemment le symptôme comme jouissance. Et en effet elle a vocation à se substituer, à titre d’essai, de tentative, à l’équivalence avec le signifiant à quoi Lacan a pour commencer son enseignement soumis de très nombreux termes de la théorie. Le phallus-signifiant, l’objet-signifiant, l’Autre-signifiant, et bien ici, si cette formule, bien d’autres que moi tentent de l’essayer, c’est parce qu’elle fixe le terme X en tant que moyen, mode de jouissance. »

Jacques-Alain Miller, « Le Partenaire-symptôme » (1997-1998) L’Orientation lacanienne ii, enseignement prononcé dans le cadre du Département de psychanalyse de Paris viii, leçon N°1 du 19 novembre 1997, inédit.

Proposé par Jean-Claude Encalado