Le Séminaire, livre XVII, L’envers de la psychanalyse

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par Claudia Iddan

« […] ce n’est pas la même chose de dire que l’inconscient est la condition du langage, ou de dire que le langage est la condition de l’inconscient. Le langage est la condition de l’inconscient, c’est ce que je dis. »

LACAN J., Le Séminaire, livre xvii, L’envers de la psychanalyse [1969-1970], Paris, Seuil, 1991, p. 45.

 

« L’inconscient permet de situer le désir, c’est là le sens du premier pas de Freud, déjà tout entier non pas seulement impliqué mais proprement articulé et développé dans la Traumdeutung. Cela est pour lui acquis quand, dans un second temps, celui qu’ouvre l’Au-delà du principe du plaisir, il articule que nous devons tenir compte de cette fonction qui s’appelle quoi ? – la répétition. »

LACAN J., Le Séminaire, livre xvii, L’envers de la psychanalyse [1969-1970], Paris, Seuil,  1991, p. 50.

 

« Pour l’analysant qui est là, dans le $, le contenu, c’est son savoir. On est là pour arriver à ce qu’il sache tout ce qu’il ne sait pas tout en le sachant. C’est ça, l’inconscient. Pour le psychanalyste, le contenu latent est de l’autre côté, en S1. Pour lui, le contenu latent, c’est l’interprétation qu’il va faire, en tant qu’elle est, non pas ce savoir que nous découvrons chez le sujet, mais ce qui s’y ajoute pour lui donner un sens. Cette remarque pourrait être utile à quelques psychanalystes. »

LACAN J., Le Séminaire, livre xvii, L’envers de la psychanalyse [1969-1970], Paris, Seuil, 1991, p. 130.